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Nom: Housni Mkouboi
Naissance: 15 décembre 1977 (1977-12-15) (31 ans)
Antananarivo,Madagascar
Profession: Rappeur - Styliste (Distinct).
Années actives: 1994 - à aujourd'hui
Label(s): Foolek Records
Entourage: Kamelancien, Dj Mosko, TLF, Mista Flo, Casus Belli,, Mafia K1 Fry
Biographie:
Housni naît à Madagascar pendant les études de son père à Antananarive [1]. Sa mère, elle, est une belle adolescente de 16 ans. Le couple s'installe aux Comores d'où ils sont originaires, met au monde deux autres garçons puis se sépare. Secrétaire dans une banque, Mme Mkouboi part chercher du travail en France. C'est Housni qui la rejoint le premier. Il ne parle que le comorien, un mélange de swahili et d'arabe. «J'ai redoublé d'efforts pour apprendre le français. Je suis attaché à cette langue.» [1]
La petite famille, une fois réunie, déménage de Saint-Ouen à Vitry-sur-Seine en banlieue sud : «Je me rappelle encore du jour où on est arrivé, explique Housni . On montait les canapés, et il y a eu une course poursuite entre les condés et d'autres voitures. Je me suis dit : "Wouah, où on a atterri ?"» Le gamin est bon élève jusqu'à l'adolescence puis décroche : «J'ai fait les 400 coups, raconte-t-il, mais je n'ai jamais été trop loin. Ma culture comorienne m'a toujours permis de me reprendre à temps.» Pas voyou, il se voit plutôt comme un «cassoce», un cas social, suivi par un éducateur, qui «avait une pipe, des lunettes double foyer, des bottes de géant vert» et à qui il jetait des seaux d'eau depuis la fenêtre pour l'empêcher d'entrer. Aujourd'hui, il voudrait prendre des cours par correspondance pour passer son bac : «J'ai tout simplement envie de me cultiver. J'aurais pu aller en seconde générale, et je suis allé en BEP. Un conseiller de "désorientation" m'avait dit qu'en chaudronnerie, tu pouvais te faire 10 000 francs par mois. BEP structure métallique, c'était pas mon truc. Tous les matins, le prof te tapait sur les pieds pour voir si tu portais tes chaussures de sécurité.» [1]
Son truc, c'était plutôt les baskets, le rap, écrire en studio jusqu'à pas d'heure, traîner dans la rue avec les copains de la Mafia K'1Fry, se plaindre de l'Etat, du système, de la police. : «Ma mère, elle tombait sur mes cahiers quand elle faisait le ménage, et elle se disait : "Mais qu'est-ce qu'il raconte mon fils ?" Elle, elle était fière de pouvoir dire que je ne manquais de rien. Moi j'écrivais qu'elle avait du mal à payer l'électricité. Alors, elle se sentait limite indigne.» [3]
Plus que la prison ou les rumeurs, c'est de voir sa mère pleurer au tribunal qui lui a fait le plus mal. A la demande de cette dernière, il a voulu récupérer son cadet qui ne donnait plus de nouvelles, mais il y est allé armé à cause des rivalités du rap, des menaces de mort. Rohff se reconnaît volontiers «nerveux». «Très parano», dit plutôt un ami. Jalloud a porté plainte pour menaces, et toute la famille s'est retrouvée au tribunal. «Mon frère, je lui pardonne par devoir pour ma mère, mais je ne veux plus avoir affaire à lui. Voir notre vie étalée comme ça sur la place publique aurait pu nous rapprocher. Mais il a continué à dire ses conneries tout en souriant.» Aujourd'hui Rohff vit en couple avec ses deux garçons de 5 et 1 an : «Je les regarde dans les yeux, je suis heureux. Je voudrais leur donner ce que moi je n'ai pas eu : la présence d'un père.» [4]
Affaires judiciaires:
En 2005, Rohff a été condamné à 4 ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans, pour avoir tiré avec une arme à feu sur deux personnes à la sortie d'une boîte de nuit à Ivry-sur-Seine en 2002. Il n'a cependant pas été incarcéré[9],[10].
Le 21 juillet 2007 il participe avec Kery James et quelques amis à une rixe avec MC Jean Gab'1, suite à son titre J't'emmerde où ce dernier attaquait plusieurs rappeurs français.
Dans la nuit du 23 juillet 2007, Rohff a été interpellé par la police à Joinville-le-pont, plus précisément dans la cité Barbusse, pour port d'arme, un 357 Magnum de marque Taurus, dans un fast-food Quick de Villejuif où il avait menacé son petit frère avec cette arme ; il en parle notamment dans le morceau "Testament", qu'il a d'ailleurs écrit en prison, présent dans son dernier album : « Pourquoi tu cours en criant : « Police ! au secours ! » ? J'allais pas te tirer dessus, mais peut-être te crosser, par amour... ». Placé en garde à vue à Villejuif le mardi 24 juillet, Rohff a été déféré le lendemain soir à Créteil pour être jugé en comparution immédiate pour violence avec armes le jeudi 26[11],[12]. Il a été condamné le 26 juillet 2007 à 5 mois de prison ferme par le parquet de Créteil pour « détention d'arme » ; il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes[13].[14]
Il sort de prison le 27 novembre 2007 à l'occasion du concert de 50 Cent à Bercy, dont il a assuré la première partie[15]. Il est resté pendant plusieurs mois en liberté conditionnelle
Rohff rend hommage a Michael Jackson:
Aprés la mort de Michael Jackson, Rohff a tenu à lui rendre hommage après son décés le 25 juin 2009 d'une crise cardiaque à l'âge de 50 ans:
"Je venais d'arriver en France en 1984, je ne parlais pas un mot français, lorsque je suis tombé sur la cassette de Thriller, Michael Jackson m'a fait tomber amoureux du son, il m'a donné la notion de la magie sonore, la meilleure partie musicale de mon passé s'est éteinte. Les plus grands partent toujours les premiers et personne n'apportera autant qu'il a apporté. R.i.p" [23]
Le 3 Octobre 2009, lors du concert de Rohff au Zénith de Strasbourg, Rohff tiens encore une fois de plus a rendre hommage a Michael Jackson, mais cette fois d'une manière différente. Il reprend un couplet du featuring avec Humphrey, Dans La Minute, sur l'instru du fameux hit de Michael Jackson: Beat It